Votre vision de la place de l’agriculture et des espaces naturels pour le mandat à venir

Question 1 :

Sur l’ensemble du territoire du plateau de Saclay nous comptons 16 exploitations agricoles dont 7 proposent des produits en vente directe. Quelles propositions envisagez-vous pour promouvoir l’agriculture péri-urbaine et ses productions ?

Proposition de réponse :

En préambule, nous apportons et continuerons à apporter notre soutien à des projets déjà en cours ou à venir tel que celui de la ferme de Buloyer.

Notre programme inclus un volet prioritaire sur le thème « relocaliser notre alimentation ». En particulier nous prévoyons de tout faire pour épargner les terres agricoles Guyancourtoise (PLU plus contraignant, rachat des terrains, conversion des friches urbaines en terres agricoles, discussion avec agriculteurs pour passage en bio), ainsi que d’aider à l’installation de maraicher bio.

Nous allons aussi tout faire pour accélérer le projet de ferme sur les terrains de la Minière afin de pouvoir développer du maraîchage bio sur les terres même de Guyancourt.

Question 2 :

Afin de permettre une cohabitation fructueuse et durable entre Ville et Agriculture, nous avons travaillé sur des engagements propres aux différents acteurs concernés (agriculteurs, élus, chercheurs, société civile). Nous allons finaliser prochainement ce travail qui pourrait servir de base au dialogue et aux actions locales (y accéder sur ce lien www.bit.ly/VivreEnsemble2020). Avez-vous des retours à faire sur les engagements proposés ? Seriez-vous prêts à vous appuyer sur ce travail pour faire vivre ces sujets au sein de votre commune ?

Proposition de réponse :

Les propositions développées dans ce travail tombent sous le sens pour la liste écologique que nous sommes.

 Le lien entre habitants et agriculteurs (se connaitre, se comprendre et développer la vente directe) est indispensable pour préserver les terres agricoles du plateau, c’est bien sur une composante de notre programme d’éducation pour petits et grands.

La lutte contre les incivilités en lien avec les forces de l’ordre (dépôts sauvages, déchetteries, …) ou la pollution des eaux en amont des étangs de la Minière sont totalement incluses dans nos priorités. 

Question 3 :

L’artificialisation des sols concerne en moyenne 27 000 ha/an en France (entre 16 000 et 60 000 ha par an selon les sources, ce qui est nettement plus que la moyenne européenne). A titre de comparaison, la forêt domaniale de Fontainebleau représente 22 000 ha et la France métropolitaine 55 millions d’ha. Les terres agricoles du plateau de Saclay sont parmi les plus productives de France et doivent être préservées, compte tenu notamment de l’instruction du gouvernement du 29 juillet 2019 visant à Zéro Artificialisation Nette. Comment comptez-vous agir concrètement dans ce sens ?

Proposition de réponse :

Notre programme prévoit de préserver les espaces naturels et agricoles et comprend un objectif de zéro artificialisation nette.

Nous envisageons aussi la création d’une zone naturelle protégée.

Question 4 :

L’aménagement harmonieux du Plateau de Saclay passe par le respect de la ZPNAF et la prise en compte des besoins des agriculteurs face au développement des constructions et voies de circulation. Comment pensez-vous agir pour préserver les fonctionnalités agricoles (déplacement des engins agricoles, entretien des drains et des rigoles, logement agricole, etc)?

Proposition de réponse :

D’un point de vue géographique, les terres agricoles de Guyancourt se trouvent principalement à l’est de la ville. Elles sont en parties sanctuarisées et ne devraient donc pas être soumis au développement de constructions. Elles sont bordées principalement par la RD91 qui aujourd’hui suffit à la circulation sur cette zone. Elles ne sont pas enclavées dans une zone urbaine. Nous veilleront à ce que ces terres restent agricoles avec l’espoir d’influencer sur leur passage en bio (ce qui n’est pas le cas actuellement). La circulation des engins agricoles et plus généralement les aménagements seront à garantir dans le cadre de l’urbanisation du hameau de la Minière ou la construction par le département d’un barreau routier de contournement de la commune de Buc qui constitue un risque pour les exploitations. 

Concernant les logements agricoles, le projet de la minière maraichère que nous aimerions relancer se situe près du centre de l’INRA. La récupération de leurs  locaux est envisageable. 

Question 5 :

Quels sont, selon vous, les freins qui empêchent un meilleur développement des circuits courts sur notre territoire ?

Proposition de réponse :

Les freins viennent en particulier d’un manque de volonté des politiques. Le cas de la ferme de Buloyer en est un exemple criant (il aura fallu toute l’énergie du collectif SQY pousse pour que l’agglo de Saint Quentin en Yvelines se saisisse du dossier).

A Guyancourt, il existe une réelle volonté au niveau des citoyens de développer les circuits court et bio. La présence de 5 AMAP sur notre commune en est la preuve.

Cette volonté citoyenne continue à se développer mais n’obtient pas le soutien nécessaire de la municipalité.

Par exemple, la difficulté à obtenir des lieux de distribution pour nos AMAP où des lieux de réunion pour nos associations le prouve.

Malheureusement l’écologie apparait aujourd’hui comme une opportunité politique qui ne prends toujours pas la mesure des enjeux en cours.

Donc le principal frein est la prise de conscience superficielle des politiques. 

Question 6 :

Quels seraient, selon-vous, la ou les mesures à engager pour développer la production locale et favoriser les circuits-courts ?

Proposition de réponse :

Comme évoqué à la question n°1, notre programme inclus un volet prioritaire sur le thème « relocaliser notre alimentation ». 

1/ Ce volet en plus de l’aide au développement de maraichage bio et local inclut une partie appelée « vers des cantines 100% bio et locales. La mise en place se fera au sein d’un Groupe Action Projet qui entre autre choisira le meilleur mode de gestions des cantines (régie municipale ou contrat en délégation) afin de reprendre la main sur la provenance et la qualité des repas distribués dans les cantines scolaires.

2/ Dans une optique plus pédagogique et qui relève du circuit ultra court notre programme inclut une partie appelée «Développement de l’agriculture urbaine et pédagogie autour d’une alimentation saine et durable » (jardins partagés, permis de végétaliser, plantation d’arbres fruitiers en ville…).

3/ Enfin, notre programme inclus un une partie intitulée « Développement de filières d’achat de produits locaux et/ou en circuit court ». Il s’agit ici de soutenir les circuits courts existants (AMAP…) et les commerçant de produits locaux. Nous étudierons aussi la possibilité d’avoir un marché de producteurs locaux.

Question 7 :

Considérez-vous comme stratégique le développement d’une politique volontariste de mise en valeur touristique et environnementale de votre territoire

Proposition de réponse :

Nous sommes effectivement pour la mise en valeur touristique et environnementale de notre territoire.

Toutefois nous préciserons que nous parlons ici d’un tourisme « vert » tournée vers les activités non polluantes de pleine nature (qu’elles soient sportives mais plus particulièrement culturelles, de découverte, de sensibilisation…) et non d’un tourisme à fort impact carbone tel que la ryder cup, …

Il est effectivement stratégique de donner aux citoyens de Guyancourt l’opportunité de reprendre contact avec la nature afin de se sensibiliser à sa fragilité et aussi prendre conscience de notre dépendance en tant qu’humain à notre environnement. Cette « prise de conscience » est stratégique pour l’avenir de tous et nous portons ce message au sein de notre liste.


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