Accompagner les enfants de zéro à dix-huit ans, en collaboration avec les familles, est une des missions primordiales des villes.

Les compétences scolaires d’une commune sont de deux sortes :

  • Les compétences obligatoires : gestion des locaux scolaires (création d’écoles maternelles et élémentaires et leur entretien) et de leur fonctionnement.
  • Les compétences facultatives : accueil de la petite enfance, restauration scolaire, accueil périscolaire, jeunesse, et toutes actions ayant un intérêt éducatif et d’éveil à la citoyenneté.

Dans une ville comme Guyancourt, au regard du nombre important d’enfants et du projet de ville, il est essentiel de mettre en œuvre toutes ces missions, obligatoires ou facultatives.

NOS PROJETS POUR l’ENFANCE

Le programme de la liste Décidons Ensemble à Guyancourt repose sur trois piliers :

  • La participation citoyenne
  • L’écologie
  • La solidarité

1. PARTICIPATION CITOYENNE :

C’est dans une NOUVELLE PRATIQUE DEMOCRATIQUE que nous vous proposons d’engager dans notre ville ! L’intelligence collective permet de faire émerger des idées, des projets et des pratiques tout en gardant un budget maîtrisé.

Dans ce but, nous mettrons en place, avec vous, des outils facilitant la participation de toutes et tous, à tous les niveaux.

UNE COMMISSION EXTRA-MUNICIPALE ” EDUCATION”

Elle associera les élus, les services de la mairie, le monde enseignant et les habitant.e.s (associatif, parents d’élèves, enfants…).

Elle permettra tout au long du mandat d’anticiper les projets, d’y travailler ensemble et de les mettre en œuvre via des G.A.P. (Groupes action projet).

Ceci se fera dans une conception commune et cohérente de l’enfance, de 0 à 18 ans.

L’article L2143-2 du Code général des collectivités territoriales permet la création de commissions extra-municipales consultatives, composées à la fois d’élus et de personnes qui peuvent ne pas appartenir au Conseil municipal, notamment des représentants d’associations locales.

Ces commissions extra-municipales ont pour objectifs :

  • d’associer les citoyens à la vie de la commune, et de favoriser leur dialogue avec les élus.
  • de faire appel aux compétences de la société civile.
  • plus généralement, de faire vivre la démocratie locale en donnant la parole aux citoyens. Elles peuvent se saisir d’une feuille de route proposée par le conseil municipal, ou être force de proposition.

A Guyancourt, nous associerons aux élus et au personnel administratif toute personne souhaitant réfléchir sur les actions et les décisions : représentants des familles, de l’Éducation Nationale, des enfants (à travers le Conseil Municipal des Enfants), des membres associatifs…

Elle aura pour mission de réfléchir collectivement aux projets éducatifs proposés dans notre programme, et pourra proposer des GAP (Groupe Action Projet) pour les mettre en œuvre.

DES GROUPES ACTION PROJET :

Un GAP « Groupe Action Projet » regroupe des citoyens autour d’un projet concret. Le groupe est créé pour répondre à un objectif précis et a vocation à être dissous une fois le projet abouti. Cela permet d’offrir la possibilité à un groupe d’habitant.e.s et/ou d’usager.ère.s de s’investir temporairement dans un projet qui l’intéresse ou le concerne.

C’est également un excellent moyen de faire profiter la ville de compétences extra-municipales.

Les GAP peuvent être constitués de citoyens, d’associations, d’entreprises, de partenaires, de prestataires, d’agents et/ou d’élus d’une collectivité, selon le contexte et les besoins spécifiques de l’action.

Juridiquement, la constitution d’un GAP n’est pas forcément institutionnalisée. Il peut Cependant être formalisé à travers la création d’une association loi 1901 si nécessaire.

Nous nous appuierons également sur les structures déjà existantes, en les redynamisant grâce à la commission extra-municipale et aux GAP :

  • École des parents
  • Relais assistantes maternelles (RAM)
  • Lieu accueil enfants parents (LAEP) (à étendre sur tous les quartiers)
  • Le Conseil Municipal des Enfants (CME)
  • Les maisons de quartier
  • Les services de la ville pour l’organisation et la recherche de subventions
  • Les associations qui le souhaitent

Exemple de GAP possibles :

  • Projet Éducatif Territorial (PEDT) à renouveler en 2021*
  • Crèches et écoles zéro-déchets
  • Pédibus / vélobus
  • Ateliers sur la communication non violente de la naissance au collège en associant familles, enfants et personnel encadrant
  • Création de “classes passerelles “* pour les 2 ans, passage entre la crèche ou l’assistante maternelle et l’école maternelle
  • Délocalisation par quartier des points jeunes
  • Création d’un conseil municipal des jeunes (en continuité avec le conseil municipal des enfants)
  • Réflexion sur le numérique à l’école : les limites, les souhaits et besoins des enseignants, les objectifs à moyens et long terme, l’adéquation avec les programmes de l’Éducation Nationale
  • Classes découverte

Ils l’ont fait !

  • Commissions extra-municipales à St Rémy de Provence :  https://www.mairie-saintremydeprovence.com/mairie-citoyennete/democratie-participative/commissions-extramunicipales/
  • GAP (groupe action projet) sur les rythmes scolaires à Saillans : https://www.mairiedesaillans26.fr/commissions-participatives-mode-demlo/enfance-jeunesse-education/

2. ECOLOGIE :

Vous nous avez parlé de crèches et écoles zéro-déchets, de cantines bio, de jardins partagés, de trajets piétons et de mobilités douces, d’une réflexion sur le numérique…

Nous mettrons en place, ENSEMBLE, en commission extra-municipale ces projets :

Pédibus et Vélobus : système de ramassage scolaire à pied ou à vélo. Des adultes bénévoles (parents…) y prennent en charge des « lignes » piétonnes ou cyclistes pour se rendre dans les établissements scolaires.

Les bénéfices sont nombreux :

  • Réduire la circulation aux abords des écoles, c’est moins de problèmes de stationnement, d’embouteillage, de sécurité pour les piétons, de pollution et d’incivilités.
  • Favoriser un moment de partage entre enfants et adultes, pour apprendre par exemple le code de la route, les saisons… Le Pédibus a vocation à créer davantage de liens et d’entraides entre voisins.
  • Arriver à l’école après 20 min de marche, dans la bonne humeur, permet aux enfants de débuter leur journée dans de bonnes dispositions.
  • Garantir un maximum de sécurité par des parcours pratiques et adaptés aux plus petits.
  • Sensibiliser les enfants au code de la route et préparer leur autonomie avant l’arrivée au collège.
  • Poursuivre au collège la pratique d’un mode de transport doux et sécurisé, le vélo-bus.
  • Éviter le stress d’arriver en retard : les parents déposent leurs enfants aux arrêts de Pédibus et partent directement au travail. Les enfants sont à l’heure, après un parcours santé avec les copains !

Ils l’ont fait !

Sensibilisation à l’environnement:

Comment sensibiliser les enfants à la biodiversité et l’environnement, sur le temps scolaire et périscolaire ?

L’éducation à la nature et à l’environnement est un droit pour tous, d’intérêt général. Les activités proposées et les démarches pédagogiques mises en œuvre doivent prendre en compte le développement individuel de chacun, favoriser l’autonomie, l’intégration et la cohésion sociale. 

Exemples de projets possibles :

  • Soutien aux jardins pédagogiques en maternelle et élémentaire, car ils permettent d’aborder les questions essentielles de l’alimentation, du compostage, des insectes, de la biodiversité…
  • Soutien aux projets créant du lien entre des partenaires (associations du territoire, service espaces verts…)
  • Visites de sites comme la réserve naturelle de SQY donnant aux enfants et collégiens l’occasion de travailler plusieurs matières scolaires au contact de la nature (https://edd.ac-versailles.fr/spip.php?article308https://edd.ac-versailles.fr/spip.php?article643)
  • Soutien à des actions nationales comme “Vigie Nature École”, en partenariat avec la ville, les écoles, les familles et l’Éducation nationale. Ces protocoles avec des chercheurs, sur des sujets brûlants concernant la disparition d’espèces animales et végétales, sont un formidable outil gratuit pour étudier et sensibiliser à la biodiversité. (http://www.vigienature.fr/fr/vigie-nature-ecole)

Ils l’ont fait !

  • En Alsace, les politiques publiques en matière d’éducation à la nature et à l’environnement sont le résultat d’une véritable co-construction entre les pouvoirs publics et les bénévoles dans les associations (http://ariena.org/eduquer-nature-environnement-en-alsace/pratique-concertation/)
  • Les Mairies d’Eckbolsheim et de Holtzheim ont soutenu l’implantation de composteurs dans les écoles et installé des hôtels à insectes. A Hœnheim, les enfants ramènent à l’école des déchets organiques de la maison. La ville d’Ostwald a installé des nichoirs et des mangeoires avec la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux). https://www.strasbourg.eu/documents/976405/1163347/0/0153994c-0f3a-4af3-508e-71973d83f31b
  • A Apt dans le Vaucluse, une association a signé avec la Ville un Contrat Urbain de Cohésion Sociale lui permettant d’intervenir lors d’ateliers scientifiques et pratiques auprès des accueils périscolaires. https://www.lespetitsdebrouillardspaca.org/En-mode-perisco-a-Apt.html
  • En Isère, la découverte des Espaces Naturels Protégés fait l’objet de financement pour les écoles primaires et les collèges. Elle permet aux jeunes une découverte active de leur environnement proche comme support à de nombreux apprentissages dans toutes les matières (https://www.isere.fr/sites/default/files/ens-dossier-presentation-projets-scolaires.pdf)

Défi « Zéro-déchets»:

La ville s’engagera vers un objectif « zéro-gaspillage » et « zéro déchets » dans tous ses équipements. Des défis pourront être relevés de façon ludique et concrète. Par exemple, le personnel des crèches sera accompagné pour s’équiper en couches lavables (comme à Alençon et Issy-les-Moulineaux).

Dans les cantines scolaires, la commission extra-municipale travaillera à mettre en place une restauration anti gaspillage : menus différents selon la faim, tri sélectif efficace, composteurs pour le jardin de l’école, travail sur l’origine des aliments et la saison…

Eco-gestes :

En parallèle du plan d’économie d’énergie sur les bâtiments municipaux, un projet pédagogique avec l’équipe éducative sera mené dans les classes sur les économies d’énergie et les bons gestes indispensables. Ce projet sera réalisé en partenariat avec les services techniques (comme cela avait déjà été fait avec succès expérimentalement sur une école, sur demande des enseignant.e.s.).

Numérique à l’école :

La communauté d’agglomération de SQY développe actuellement son nouveau plan numérique pour l’école. La municipalité de Guyancourt y a adhéré, afin de bénéficier des installations.

Ce plan a pour objet de fournir aux élèves et aux enseignants les outils indispensables à la réalisation des programmes exigés par l’Éducation Nationale.

Même si la municipalité communique sur la participation des enseignants à la commission qui a précédé ce plan, nous pensons que la communauté éducative pourrait être bien davantage partie prenante, pour réfléchir au projet éducatif numérique à l’école. Celui-ci ne devrait pas se résumer à mettre à disposition du matériel, notamment des tablettes aux enfants.

Nous mènerons une réflexion approfondie, soutenue par des études sérieuses, sur le projet éducatif lié au numérique à l’école.

3. SOLIDARITE

Sans solidarité, l’écologie ne serait que de la communication.

En nous appuyant sur les dispositifs nationaux et en concertation dans tous les quartiers, nous dégagerons des axes de réflexion collective et mettrons en place les projets qui en découleront.

Le dispositif PRE « Programme de réussite éducative» existant déjà en zone prioritaire, fera l’objet de groupes de travail participatifs avec les acteurs concernés (institutionnels et associatifs, familles, services de la ville). Certaines actions de ce projet pourront être étendues à tous les quartiers (Coup de pouce par exemple), en fonction des besoins exprimés dans les groupes de travail.

Nos projets :

– tarification des activités périscolaires : refonte de cette tarification pour les familles séparées, comme cela se fait ailleurs, pour une adéquation aux revenus plus juste.

– accueil du handicap en périscolaire : renforcement de la capacité d’accueil (examen de la possibilité de réouverture du centre de loisirs associatif «Fun pour tous») et formation du personnel d’animation.

– accueil du handicap à l’école : bien que cette mission relève de l’Éducation Nationale (mise à disposition d’AVS mais pas toujours suffisante), nous examinerons la possibilité de soulager le personnel éducatif (Atsem et animateur supplémentaire dans l’école).

– réflexion globale en commission extra-municipale sur les questions du décrochage scolaire, du harcèlement et des comportements violents. Pour y répondre quelques pistes :

  • Formation soutenue des acteurs socio-éducatifs.
  • Ateliers sur une meilleure connaissance du développement psychique de la personne.
  • Ateliers permettant d’éduquer au bien vivre ensemble, à la responsabilisation, à l’acquisition de la confiance en soi.
  • Mise en place d’ateliers en périscolaire sur le langage dès la petite enfance, principal outil de socialisation et d’apprentissage.
  • Soutien et formation à de nouvelles pratiques éducatives, vers la bienveillance et l’écoute.

– mise en place de « classes passerelles» * pour les enfants de deux ans. La scolarisation des tout petits à l’école maternelle devrait se faire dans des conditions adaptées à cet âge. Les dangers d’une scolarisation précoce sont soulignés maintenant par des pédopsychiatres.

C’est malheureusement souvent pour des raisons financières que les familles scolarisent leurs enfants tôt.

La ville peut soutenir ce projet de passage de la petite enfance vers l’école gratuite, en mettant en place des classes passerelles, gage d’une intégration en douceur des enfants vers l’école maternelle. Les « tout petits » ont droit à un accueil rassurant, dans des classes à faible effectif et dans des locaux et avec des rythmes adaptés.

– mise à disposition d’une ATSEM (personnel municipal aidant les enseignant.e.s) à temps plein par classe, comme cela se fait ailleurs.

C’est à la ville de réfléchir à l’effort financier et solidaire pour accueillir les enfants dans de bonnes conditions éducatives et matérielles.

* PROJET EDUCATIF DE TERRITOIRE (PEDT)

Entre 2008 et 2013 des réformes successives ont tenté d’aménager les rythmes scolaires, passant de la semaine de 24 heures en quatre jours (2008) à celle de 24 heures en quatre jours et demi (2013 Loi sur la refondation de l’école).

Cela a imposé aux communes un énorme travail de réflexion et d’organisation, les enfants étant désormais libérés plus tôt dans l’après-midi, ou ayant des après-midis complètement libérés, selon le rythme hebdomadaire choisi par la commune.

La prise en charge du temps extra-scolaire a nécessité l’investissement des villes vers des modes d’accueil périscolaire proposant des activités culturelles et/ou sportives. Les disparités territoriales en termes de moyens financiers et d’animation ont été alors une difficulté pour mettre ces projets en place.

Certaines communes ont réellement joué le jeu, en faisant intervenir des professionnels et des associations, en concertation préalable puis continue avec les partenaires.

Nous sommes convaincus qu’à Guyancourt, les moyens humains et les ressources existent pour que le nouveau PEDT (qui devra remplacer l’ancien en 2021) soit à la hauteur des enjeux éducatifs explicités dans notre programme.

* Classes passerelles pour les 2 ans

La légitimité des dispositifs passerelles repose sur un protocole d’accord signé entre le ministère de l’éducation nationale et le secrétariat d’État auprès du ministère de la solidarité, de la santé et de la protection sociale, chargé de la famille, le 20 septembre 1990, qui tend à assurer la continuité éducative des enfants de zéro à six ans et à sortir du cloisonnement institutionnel qui crée des situations inégales selon les départements. Ce protocole, toujours en vigueur, a été peu appliqué.

Il pose les bases d’une coordination locale des instances et personnels concernés sous la forme de groupes « petite enfance » à l’échelle d’une commune ou d’un quartier, et instaure des structures de concertation départementale.)

  • Quelle vision à moyen et long terme avons-nous du développement de nos enfants ?
  • Quel projet éducatif voulons-nous pour eux et avec eux, collectivement, et en cohésion avec les programmes scolaires ?
  • Comment construire un projet autour des valeurs de solidarité, de coopération et d’écologie ?

Ce sont des questions auxquelles nous vous proposons de répondre, une fois élu.e.s !


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