Notre liste participative pour une ville écologique et solidaire a clairement exprimé lors de sa campagne et dans son programme son engagement pour mettre en œuvre, si elle est élue, une politique volontariste en faveur des mobilités douces.

Nos constats et engagements sont issus des ateliers participatifs réalisés avec les habitants depuis un an. Ils expriment les demandes des usagers qu’ils soient piétons, cyclistes ou personnes à mobilité réduite. Nous sommes convaincus que, devant l’urgence climatique et sociale, les modes de déplacements doux sont une réponse adaptée et indispensable pour remplacer le « tout voiture ». C’est bon pour la santé, le lien social, la planète et le budget !

CONSTAT SUR NOTRE COMMUNE :

+ La configuration des voiries est plutôt facilitante (beaucoup de larges trottoirs).

+ Existence de nombreux cheminements à travers des sentes et espaces verts, permettant de relier rapidement les quartiers, les établissements publics et les zones commerciales et résidentielles (souvent plus vite qu’en voiture).

– Circulation mixte sur les trottoirs piéton/vélo très souvent problématique.

– Rénovations récentes de mails en « voie verte » avec flux partagés, alors que ces flux étaient séparés précédemment, ce qui accroit les problèmes et conflits d’usage.

– Traversées piétonnes parfois mal sécurisées, notamment aux abords des écoles.

– Traversées des ronds-points mal sécurisées.

– Cheminements piétons mal balisés (notamment pour les nouveaux habitants et l’incitation à la marche à pied).

– Non-respect assez fréquent de la Loi Laure sur les nouveaux aménagements et les rénovations (mise à niveau, déviations lors de travaux…)

ENGAGEMENTS

  • Participation citoyenne : commission extra-municipale « mobilités douces » tout le long du mandat avec tous les partenaires (élus, services de la ville, associations d’usagers, commerçants…) qui sera force de proposition et mettra en place les actions validés par le conseil municipal.
  • Élaboration d’un schéma directeur « mobilités douces » en cohérence avec le Plan de Déplacement de l’agglomération.
  • Rénovation et entretien régulier des voies mixtes existantes (pistes cyclables/voies piétonnes) avec des logos au sol visibles et une signalétique efficace indiquant la mixité.
  • Séparation impérative des flux vélos/piétons dans les rénovations et aménagements lorsque cela est possible. Sinon, préférer la circulation vélo sur la chaussée, de façon sécurisée. *
  • Balisage de directions, de distance et de temps sur les cheminements.
  • Éclairage différencié (autre couleur) sur les traversées piétonnes.
  • Passages piétons sécurisés, avec un plateau surélevé, à hauteur du trottoir.
  • Déviation et explication claire lors de travaux
  • Mise à niveau systématique lors de travaux touchant les trottoirs (respect de la loi)
  • Promotion des déplacements piétons dès le plus jeune âge : actions dans les activités périscolaires, collèges et lycées « découvrir ma ville à pied », travail avec le Conseil Municipal des Enfants et des Jeunes.
  • Mise en place de « Pedibus », en partenariat avec les familles, pour se rendre à l’école.
  • Application du code de la route : circulation sur la chaussée des EDPM (engins de déplacements personnels motorisés).
  • Suppression du stationnement autre que deux-roues 5 mètres en amont des passages piétons.
  • Application du code de la route : circulation sur la chaussée des EDPM (engins de déplacements personnels motorisés).
  • Étude du passage en zone 30 avec les conseils de quartier (hors 2X2 voies), pour une ville apaisée.

*Christian Machu, Conseiller sécurité routière et administrateur de 60 Millions de Piétons, sur la cohabitation des cyclistes avec les piétons :

La cohabitation entre cyclistes et piétons ne va pas de soi. Une cohabitation cyclistes/piétons satisfaisante ne peut s’obtenir que si l’aménagement a été réfléchi avec une approche multimodale et non centrée sur le vélo comme c’est la tendance actuelle pour répondre à la demande sociétale à moindre coût. Pour réussir une approche multimodale, l’expérience passée comme celle du programme « villes plus sûres, quartiers sans accidents » menée dans les années 80, nous a appris à tenir compte des pratiques existantes, à faire appel à des équipes pluridisciplinaires réunissant des compétences diverses de voirie, de mobilité, d’urbanisme, à associer des représentants d’usagers et de riverains dans la mise au point de l’aménagement. Ce programme nous a également appris qu’il convenait de revenir observer l’aménagement, de voir comment la cohabitation se fait, et de ne pas hésiter à faire les réajustements nécessaires, la sécurité de tous étant dans les détails.


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