La publicité dans l’espace public est actuellement encadrée par les #RLP (règlements locaux de publicités) de chaque commune de l’agglomération de SQY. Plus ou moins protecteurs, ces derniers seront réglementairement parlant rendus caducs d’ici 2020, et c’est pourquoi l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines a démarré depuis le 20 septembre 2018 le processus d’écriture d’un nouveau document-cadre, appelé RLPi (règlement local de publicité intercommunal). L’Association Résistance à l’Agression Publicitaire a interpellé les élus du conseil d’agglomération de Saint-Quentin-En-Yvelines le jeudi 14 novembre.
Dans la semaine, l’association avait remis une pétition signée d’un millier de personnes au rapporteur du projet. Ils s’opposent notamment à l’autorisation d’installation d’écrans numériques publicitaires.

Bien que le processus intègre des phases de concertations avec les citoyens, il s’avère que ces derniers ne peuvent faire évoluer le texte qu’à la marge et que l’agglomération campe sur ses positions. Lors des dernières réunion publiques, il s’agissait plutôt de réunions d’informations du public, sans réelle possibilité de changer le texte pour les citoyens. En effet, les citoyens présents se sont inquiétés de ne pas voir de mentions limitant voire interdisant l’utilisation de publicité numérique à St-Quentin-en-Yvelines.  A la suite de la réunion de février dernier, l’association Saint-Quentinoise “Résistance à l’Agression Publicitaire” a créé une pétition et a cherché à plusieurs reprises à faire part des inquiétudes des Saint-Quentinois.   Il faut noter que l’affichage numérique constitue une quadruple pollution :

  • Pollution visuelle : les écrans numériques sont une source de danger pour la sécurité routière, détournant l’attention des automobilistes. 

  • Pollution lumineuse : ils participent à l’augmentation de la pollution lumineuse, responsable de l’extinction d’une grande partie des insectes et créant des troubles du sommeil chez les humains.

  • Pollution énergétique et écologique : avec ces écrans, les publicitaires poursuivent un gaspillage énergétique sans précédent, assèchent les dernières gouttes de matières premières, rejettent toujours plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Un panneau avec une face numérique consomme 7 fois plus que le plus énergivore des mobiliers non numériques, et un panneau avec deux faces numériques consomme 13 fois plus. Comment justifier une telle débauche dans le contexte du réchauffement climatique et des engagements pris lors de la COP21 ?

  • Pollution cognitive et mentale : ces dispositifs, auxquels il est quasi-impossible d’échapper, nous imposent des messages aux images et aux normes agressives et néfastes. De plus, ils contribuent à une banalisation des écrans auprès des enfants, alors qu’ils sont considérés comme dangereux pour les plus jeunes, avec un impact sur leur développement.

Dans le contexte d’urgence écologique actuel, où il est demandé à chacun de veiller à réduire sa consommation d’énergie personnelle, il est inconscient de voir une collectivité autoriser ces dispositifs consommant, chacun, à l’année, l’équivalent de 3 familles !

Décidons Ensemble à Guyancourt soutient donc les citoyens engagés contre ces publicités. Elle félicite notamment l’engagement de l’association Résistance à l’Agression Publicitaire qui a acquis une expertise certaine dans ce domaine. Nous reconnaissons l’expertise citoyenne et nous vous invitons à signer et partager la pétition à l’adresse : https://petition.antipub.org/petition/8/

Olivier PAREJA est intervenu lors du conseil d’agglomération sur ce sujet. Vous pouvez visualiser le reportage réalisé par TV78 sur cette mobilisation :

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